Le batch cooking revient partout, souvent accompagné de photos de neuf boîtes alignées. Avant de conseiller une méthode, j'ai regardé combien de recettes du catalogue s'y prêtent réellement, et à quel prix.
Le batch repose sur trois critères, pas sur la motivation
Pour qu'une recette vaille la peine d'être cuisinée en double, il faut trois choses : qu'elle soit facile à réussir en grande quantité, qu'elle se conserve, et qu'elle ne coûte pas trop cher au litre de contenu. La motivation n'entre pas dans l'équation : c'est la recette qui doit être adaptée, pas le cuisinier qui doit être héroïque.
Dans le catalogue PrepMeal, 560 recettes sont classées « facile » et 75 « très simple », sur un total de 753. Ce sont les candidates naturelles au passage en grande quantité.
Les recettes calibrées pour 6 portions ou plus
Le catalogue contient 76 recettes pour 6 personnes, 29 pour 5, 19 pour 7 et 15 pour 8. Ce sont celles qui n'ont pas besoin d'être recalculées : les quantités sont déjà dimensionnées pour produire des portions du lendemain.
Parmi elles, les veloutés de potiron sont l'exemple le plus net : le Velouté de potiron délicieux (7 portions, 1,90 € à la recette), le Velouté de potiron coloré (6 portions, 2 €) et le Velouté de potiron rustique (7 portions, 2 €). Pour moins de deux euros, vous avez sept portions de soupe maison.
Le piège du batch qui échoue
Le batch cooking échoue presque toujours pour la même raison : on prépare cinq plats le dimanche soir, et on ne veut plus en voir un seul le mercredi. Ce n'est pas un problème de technique, c'est un problème de variété.
La parade tient en une règle : ne jamais doubler une recette plus de deux fois dans la même semaine. Deux plats en grande quantité, plus des recettes courtes et fraîches pour le reste, tient mieux qu'un dimanche entièrement passé en cuisine.
Le catalogue le permet sans calcul : 386 recettes ont un temps de préparation de 10 minutes ou moins, 589 de 15 minutes ou moins. Ce sont les recettes qui sauvent les soirs où le batch ne suffit pas.
Le vrai gain : ce n'est pas le temps de cuisson
Cuisiner deux fois la même recette ne prend pas deux fois le temps : les gestes s'enchaînent, la découpe reste souvent la même. Le gain réel se situe ailleurs — dans la décision évitée et dans les ingrédients qui ne seront pas jetés.
Un ingrédient acheté et non utilisé est une dépense à 100 %. C'est là que partent les budgets courses, bien plus que sur la différence de prix entre deux marques.
Les recettes citées
Elles sont toutes dans le catalogue, avec leur temps réel :
Gratuit pour commencer, sans carte bancaire.